Phase de planification (pré-investissement)
Étude de faisabilité
Description :
L'étude de faisabilité (correspondant au plan d'affaires évoqué dans la première partie du guide, ou encore « business plan » en anglais) est la première étape d'un projet d'investissement. Elle consiste à étudier tous les aspects du projet afin d'estimer ses chances de succès et de décider s'il convient ou non d'investir.
- Aspects techniques : caractéristiques du bien ou du service proposé, méthodes de production envisageables, savoir-faire requis, investissements nécessaires, main-d'oeuvre, fournitures, coût de production.
- Aspects commerciaux : clientèle potentielle, concurrence, opportunités de développement, circuit de distribution.
- Aspects juridiques : cadre légal et réglementaire de l'activité.
- Aspects financiers (plan financier) : recettes estimées, dépenses estimées, bilans prévisionnels, capital nécessaire, rentabilité attendue.
- Aspects stratégiques : analyse des forces et faiblesses du projet, des opportunités et des menaces (analyse SWOT).
L'étude de faisabilité est utile à l'entreprise :
- En interne: parce qu'elle sert d'outil de décision à l'entrepreneur;
- En externe: parce qu'elle fera partie du dossier de financement et servira à convaincre banques et institutions de financement de la viabilité et de la rentabilité du projet.
Principe :
Deux formes d'intervention directe sont possibles :
- prise en charge d'une partie des coûts liés à l'étude;
- mise à disposition d'experts, dont une partie du coût sera prise en charge par l'entreprise.
Intervention indirecte lors d'un financement en capital :
Lorsque l'IFD accorde, ou se prépare à accorder un financement sous forme de capital (éventuellement complété par du quasi-capital), le financement ne couvre pas l'entièreté de l'investissement à consentir et l'entrepreneur doit rechercher un complément sous forme d'emprunts. L'IFD l'accompagne alors dans la structuration de son dossier de financement, et, dans ce cadre, l'aide à finaliser l'étude de faisabilité et le plan financier.
Conditions d'octroi :
L'octroi de soutien est soumis à l'approbation d'un dossier, qui doit contenir un budget précis pour l'intervention, identifier les consultants s'il s'agit de personnes ou d'organisations externes (et prouver l'absence de conflit d'intérêt dans leur chef) et justifier toutes les dépenses qui seront effectuées.
Institutions Financières de Développement
Institutions bilatérales européennes :
Seules BIO, FinnFund et Simest proposent une intervention directe, soumise à plusieurs conditions :
- un montant maximal d'intervention (de 100.000 euros chez BIO à 361.000 euros chez SIMEST);
- une part maximale des frais (entre 30 et 70%, selon l'IFD);
- exigence de nationalité pour Simest (Italienne) et FinnFund (finlandaise);
- taille de l'entreprise (BIO) : seules les PME sont éligibles.
Institutions régionales européennes :
Le CDE octroie une intervention sur base d'un dossier soumis par le candidat entrepreneur.
Lorsqu'un soutien est accordé :
- l'intervention est limitée à 50.000 euros;
- l'entreprise doit couvrir au moins 1/3 du coût total de l'étude.
Institutions régionales africaines :
L'intervention est toujours liée à une future participation au financement de l'entreprise.
Institutions multilatérales :
Les institutions multilatérales mettent gratuitement à disposition des investisseurs des outils d'information en ligne (voir plus bas)

